Équipements d'une douche PMR

Les équipements d'une douche PMR

 

Le choix d'une douche PMR se décide équipement par équipement, chacun répondant à une difficulté précise. Le receveur, la paroi, le siège, les barres d'appui, la robinetterie et le revêtement de sol forment les six postes du projet. Les gênes réellement constatées chez l'utilisateur déterminent la combinaison retenue.

Types de receveur

Trois solutions se présentent. Le receveur extra-plat, posé sur le sol, ne fait que quelques centimètres d'épaisseur et convient quand la hauteur disponible sous le plancher est limitée. Il laisse un léger ressaut, à maintenir sous 2 cm.

Le receveur encastré descend au niveau du sol fini et supprime toute marche. Il demande une réservation dans le plancher, donc des travaux plus lourds, mais donne le meilleur résultat.

Le receveur à carreler se recouvre du même carrelage que la pièce et disparaît visuellement. C'est la solution la plus élégante et la plus accessible, à condition d'une pose soignée, car l'étanchéité et la pente d'écoulement se jouent ici, et une malfaçon se paie par des infiltrations difficiles à reprendre.

Types de paroi

La paroi fixe de type accès libre offre une entrée large sans rien à manipuler. C'est le choix par défaut pour un fauteuil roulant, avec pour contrepartie des projections d'eau qu'il faut anticiper par la pente du sol et l'emplacement de l'évacuation.

La paroi coulissante convient aux petites pièces puisqu'elle n'empiète pas sur l'extérieur, mais son rail demande un nettoyage régulier et sa manipulation suppose une préhension correcte.

La paroi à mi-hauteur mérite d'être connue car elle répond à une situation courante et mal traitée, celle de la toilette assistée. Elle contient l'eau tout en laissant l'aidant intervenir debout et au sec, sans se pencher par-dessus un obstacle.

La paroi pivotante, enfin, est la moins adaptée, son débattement mangeant l'aire de manœuvre, précisément là où il faut de la place.

Siège d'une douche PMR

Le siège escamotable se rabat contre le mur et libère l'espace, ce qui en fait la solution la plus répandue dans une salle de bains partagée. 2 points se vérifient avant l'achat, la charge admissible, qui doit être largement supérieure au poids de l'utilisateur, et la fixation, qui exige un mur porteur ou un renfort posé pendant le chantier.

Le tabouret mobile coûte peu et ne demande aucun travaux, ce qui en fait une solution d'attente utile. Il est en revanche moins stable, il encombre la douche en permanence et il glisse si ses embouts sont usés.

Deux options changent beaucoup de choses à l'usage. Les accoudoirs, qui servent à se relever, sont plus déterminants que le dossier pour une personne dont les jambes faiblissent. La profondeur d'assise, elle, doit permettre de s'asseoir franchement sans que les cuisses dépassent dans le vide.

Barres d'appui pour douche PMR

Une barre droite verticale, placée à l'entrée de la douche, aide à passer de la position debout à la position assise. Une barre horizontale le long du mur sert d'appui pendant la toilette. Une barre coudée combine les deux fonctions et convient bien à côté du siège.

La barre relevable, fixée près du siège, se rabat quand elle gêne. Elle est particulièrement utile quand la douche est partagée entre une personne autonome et une personne qui ne l'est plus.

Trois erreurs reviennent souvent. Confondre une barre d'appui avec un porte-serviettes, qui n'est pas dimensionné pour supporter le poids d'un corps. Fixer une barre sur une cloison légère sans renfort, ce qui la rend dangereuse le jour où elle sert vraiment. Et choisir un modèle poli miroir, joli mais glissant sous une main mouillée, alors qu'une finition texturée assure une prise fiable.

L'emplacement se décide en observant la personne se doucher, pas en suivant un schéma générique. On repère où sa main cherche spontanément un appui, et c'est là que la barre se pose.

Robinetterie d'une douche PMR

Le mitigeur thermostatique est l'équipement le plus important après le siège. Il maintient la température réglée et coupe l'eau en cas de rupture d'alimentation en eau froide, ce qui écarte le risque de brûlure. Sa butée de sécurité, généralement à 38 degrés, oblige à un geste volontaire pour aller au-delà.

Une manette à levier allongé se manipule avec l'avant-bras ou le poing fermé, ce qui compte pour une main arthrosique. Certains modèles dits à corps froid évitent en outre que le métal du robinet ne devienne brûlant au contact.

La douchette doit être légère et tenir dans une seule main. Un flexible de 1,50 m à 2 m permet de se rincer assis sans se contorsionner, et une barre de maintien de douchette réglable en hauteur adapte le jet à chaque utilisateur. Un support supplémentaire placé à hauteur d'assise évite d'avoir à lever le bras pour raccrocher la douchette.

Sol et éclairage de la douche PMR

Le revêtement doit être antidérapant sur toute la salle de bains, et pas seulement dans la douche, car beaucoup de chutes surviennent en sortant, sur un carrelage mouillé. Les grands formats limitent les joints et facilitent le nettoyage, mais les joints apportent de l'adhérence, ce qui plaide pour un format intermédiaire.

L'éclairage est le point le plus négligé. Une pièce sombre ou traversée d'ombres portées empêche de percevoir les reliefs et les flaques. Un luminaire étanche, placé de façon à éclairer la douche sans éblouir, et un interrupteur atteignable depuis l'entrée règlent l'essentiel.